Des clés pour choisir son école

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De nombreuses écoles d’ingénieurs, des statuts et des spécialités bien différents, qui conduisent à des carrières tout aussi variées… Choisir sa future école n’est pas un jeu de loto, malgré le côté aléatoire des concours. Vous devez y réfléchir dès la première année. Voici quelques indications pour vous aider à faire un choix raisonné.

 

Choisir sa spécialité

La réflexion concernant la future spécialité de votre programme ingénieur commence avec le choix de vos options en première année de prépa et par votre spécialisation en seconde. Vous pouvez intégrer une école au programme généraliste, obtenant une large culture générale, économique, linguistique et vous spécialiser au sortir de celui-ci en optant pour une année d’étude supplémentaire au sein d’un MS. Certaines écoles, quant à elles, vous proposent de vous spécialiser dès votre première année. Ces spécialisations sont variées et concernent l’informatique, l’agronomie, la chimie… Les écoles spécialisées dans une filière en particulier mutualisent leur concours d’entrée. Soyez donc attentif à celles qui vous correspondent.



L’international

L’international s’inscrit aujourd’hui dans la grande majorité des cursus et tout particulièrement dans ceux effectués dans les grandes écoles. La valeur et la variété des partenariats internationaux (écoles, entreprises, laboratoires…), les opportunités de départ à l’étranger, les destinations proposées sont autant d’éléments à prendre en compte dans le choix de votre future école si vous envisagez une carrière hors des frontières françaises.


L’alternance

Confronter la théorie et la pratique lors votre apprentissage est permis par l’alternance. Comme son nom l’indique, vous réalisez votre cursus académique en partie à l’école, en partie dans une entreprise d’accueil où vous sont confiées des missions. De plus en plus d’établissements proposent de réaliser leurs programmes par le biais de l’alternance, nouant de solides partenariats avec de prestigieuses entreprises. Ce système de professionnalisation des cursus semble ravir élèves et professionnels. Veillez donc à ce que l’école que vous vous apprêtez à intégrer propose cette solution dans ses formations.
Prenez également soin de vérifier les conditions dans lesquelles cette alternance est permise. Certaines écoles permettent la prise en charge des frais d’inscription, totale ou en partie, par l’entreprise d’accueil. Prenez conscience également que cette dernière nécessite un investissement personnel important. Vous suivez le même programme qu’une formation classique, mais en moins de temps.


Double compétence / double diplôme

Un élément entrant également en ligne de compte lors de l’étape de sélection de votre future école doit être les opportunités de double compétence ou de double diplôme offertes par celle-ci. De nombreux établissements proposent dans le cadre de leur 3e cycle une gamme de mastères spécialisés, vous permettant d’obtenir, par exemple, des compétences managériales qui serviront votre future carrière.
Notez qu’il est possible de réaliser ces diplômes dans d’autres établissements après l’obtention de votre diplôme d’ingénieurs, ou d’effectuer un MBA (Master of Business Administration) quelques années plus tard.


Plutôt manager ou expert ?

Les écoles généralistes vous offriront un profil plus managérial, très recherché par les entreprises. Aux côtés des disciplines scientifiques visant à vous fournir un panel de compétences techniques variées, les écoles d’ingénieurs généralistes tendent à diversifier leurs formations, proposant notamment, par le biais de partenariat avec d’autres écoles des cours de management, d’économie, d’expression orale ou d’entrepreneuriat.
Les écoles spécialisées font le choix d’axer les deux premières années (généralement) sur une spécialité à part. Les options deviennent plus poussées à partir de la 3e année. Sachez cependant que ce n’est pas parce qu’une école se spécialise dans un domaine particulier qu’elle abandonne totalement l’enseignement général, commun et nécessaires à toutes les formations d’ingénieurs.

Les débouchés ?

L’insertion professionnelle demeure l’une des principales qualités des écoles d’ingénieurs françaises. 83,5 % des « ingés » trouvent un emploi dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme et le salaire moyen à l’embauche approche les 33 000 € annuels. Formations de qualité, elles sont reconnues, même par-delà les frontières.
Il est important pour vous de vous renseigner sur les secteurs qui marchent, là où l’on recrute beaucoup et avec un bon niveau de salaire. Par exemple, l’informatique constitue une valeur sûre où l’offre d’emploi est supérieure à la demande. L’industrie aéronautique et spatiale est également un secteur porteur, au même titre que l’énergie et le bâtiment…
 
Les labels, gage de qualité

La CTI : Le titre d’ingénieurs ne peut être délivré que par les écoles, privées comme publiques, habilitées par la Commission des Titres d’Ingénieurs. Cette institut évalue périodiquement les écoles et, après examen du projet pédagogique, de l’encadrement et des moyens de chacune, qui délivre une habilitation valable en général 6 ans.
Label européen EUR-ACE est attribué par les agences d’accréditation nationales qui représentent l’association ENAEE (European Network for Accreditation of Engeneering Education). Il confère une preuve de la qualité des enseignements d’une école et l’ouvre plus à l’international.
Obtenez plus d’informations sur : www.cti-commission.fr
Le label QUESTE est aux écoles d’ingénieurs ce que le label EQUIS est aux écoles de commerce : une accréditation européenne de qualité. Attribué ou non après un audit, il atteste de l’excellence d’un département de l’établissement évalué, et non de l’école entière.
La majorité des écoles sont publiques et relèvent du ministère de l’Education Nationale. Certaines d’entre elles relèvent d’autres autorités, d’autres ministères ou de la ville de Paris. Les écoles privées sont, quant à elles, regroupées dans des réseaux comme la Fédération des Ecoles Supérieures d’Ingénieurs et de Cadres (FESIC) et la FESIA (agriculture) ou l’Union des Grandes Ecoles Indépendantes (UGEI).

Les coûts

L’inscription aux concours des écoles est payante : on estime le coût moyen à 200 € par étudiant. S’y ajoutent les frais de transport et d’hébergement. Après les épreuves écrites (dans des centres d’examens, un peu partout en France), les oraux sont généralement regroupés à Paris, de fin juin à mi-juillet.
> Les boursiers sont exonérés de la plupart des frais d’inscription, ou bénéficient de réductions très importantes.
En école d’ingénieurs, les frais d’inscription varient selon le statut de l’école (environ 600 € pour une école publique en 2013/2014). Seuls les élèves de l’école Polytechnique et des écoles des grands corps de l’Etat perçoivent un salaire pendant leurs études : ils doivent, en contrepartie, intégrer la fonction publique à la sortie. Si votre école appartient à un pôle de compétitivité, vous aurez toutes les chances d’intégrer une entreprise du secteur, par le biais d’un stage de pré-embauche ou d’un emploi. Ces pôles rassemblent écoles d’ingénieurs, entreprises et centres de recherche autour d’une même activité.